Marie-Emilie LORENZI

Marie-Emilie LORENZI

Après une maîtrise en histoire de l’art contemporain où Marie-Emilie Lorenzi a travaillé sur les questions d’identité de genre dans l’œuvre de l’artiste française Orlan, elle a poursuivi ses recherches en études culturelles. Actuellement doctorante à l’Institut Acte dans l’équipe Sémiotique des arts et du design, elle termine sa thèse dirigée par Bernard Darras sur les pratiques culturelles et artistiques féministes-queer en France. Son travail interroge principalement les phénomènes de traduction du terme queer : un intérêt pour les traductions du terme lui-même (quels sens lui donnent les militant.e.s ?), et les traductions politiques et artistiques, c'est-à-dire en terme de pratiques culturelles et artistiques. Ces processus sont abordés à travers une étude pragmatique des usages du terme queer. Offrant de nouvelles armes pour penser et pratiquer un activisme radical, identitaire (anti-assimilationniste) et postidentitaire (anti-essentialiste), les mouvements queer sont aussi l’occasion de questionner une situation française, où les dérives des positions universalistes, imprégnées d’idéaux républicains, marquent une opposition farouche aux problématiques soulevées par ces politiques identitaires. Elle s’intéresse également à l’épistémologie et la méthodologie de histoire de l’art et aux avantages développés par d’une approche féministe de cette discipline. Elle a été chargée de cours en histoire de l’art contemporain à l’université de Nantes. Elle est aussi rédactrice au pôle études des genres et féminisme de la revue numérique NonFiction.fr.

Travaux universitaires de recherche :

Thèse de doctorat (en préparation) : Activisme rose : analyse des pratiques culturelles et artistiques féministes-queer en France.

Mémoire de master II - Recherche en études culturelles : Pensée queer et construction d’un discours sur l'art contemporain en France.

Mémoire de maîtrise en histoire de l'art : Orlan, l’identité en question.

 

Articles

« Who is afraid of Pink ? L’affaire de la statue Jeanne d’Arc à Lille. Happening queer et dissidences dans les milieux LGBT français », ex æquo n°27/2013 « Feminist Politics in Visual and Performative Arts » (à paraître).

« Le torchon brûle encore : les pratiques féministes actuelles, pour une efficacité politique » mars 2011, NonFiction.fr  

http://www.nonfiction.fr/article-4338-le_torchon_brule_encore_les_pratiques_feministes_pour_une_efficacite_politique.htm

« Une approche des pratiques queer dans l’art contemporain : rencontre avec Jean-Baptiste Biche, créature transgenre » 2.0.1. Revue de recherche sur l’art du XIXe au XXIe siècle, n°2, mai 2009.  

http://www.revue-2-0-1.net/files/numero2/201_n2_Focus.pdf

 

Communications

« L’histoire de l’art face aux pratiques culturelles et artistiques féministes-queer en France, vers un tournant épistémologique et méthodologique », communication pour la journée d’étude « Art contemporain et Cultural Studies », 24 février 2012.

« Pink Terrorism: feminist and queer activists' strategies of struggle over the past ten years in France », communication pour la 9e conférence Crossroads in Cultural Studies, 2-7 juillet 2012.

 

Recension

« Pour une histoire de l'art féministe : critique de La rébellion du Deuxième Sexe : L’histoire de l’art au crible des théories féministes anglo-américaines (1970-2000) de Fabienne Dumont » juin 2011, NonFiction.fr  

http://www.nonfiction.fr/article-4674-vers_une_histoire_de_lart_feministe.htm