présentation

L’équipe s’intéresse principalement à la performance et aux arts de la scène. Les questions posées sont essentiellement d’ordre esthétique, mais font également appel à la philosophie de l’art, aux sciences cognitives, à l’anthropologie, à la sociologie.

EsPAS considère la création à la fois comme un terrain théorique et comme un champ de pratiques somatiques qui dévoilent le processus créatif de l’artiste et les méthodes de sa recherche.

Selon une perspective en recherche-création, la performance est considérée comme une méthode de recherche et prône l’usage du corps et des pratiques somatiques expérimentales.La performance est donc à la fois une discipline artistique et un siège privilégié de prod uction de concepts.

S’appuyant sur l’hypothèse d’un tournant performatif (performative turn), directement inspiré des travaux de J.L. Austin, l’équipe prend la performance, non pas comme un champ artistique et disciplinaire défini, mais au contraire comme un ensemble de pratiques touchant très souvent des domaines extra-artistiques : les comportements de la vie ordinaire, les rapports sociaux et les relations somatiques entre êtres vivants.

L’hypothèse d’un tournant performatif se doit ainsi d’être mise à l’épreuve d’une analyse pragmatiste et expérimentale des formes de vie ordinaire et de leur continuité avec les méthodes de création artistique. La « performance » est à entendre dans son sens originaire anglais, à savoir comme une action simple ou un geste, et non pas comme un paramètre d’efficacité ou de dépassement de soi qui placerait le geste dans un champ compétitif. L’aspect collectif et collaboratif est au contraire central dans la performance, en prônant ainsi pour une valorisation de la qualité et de la typologie gestuelle, en dépit de son efficacité immédiate et de sa puissance singulière.

 

Revue p-e-r-f-o-r-m-a-n-c-e   par Ivan Magrin-Chagnolleau

Print Friendly