L. Angelino (dir.), Quand le geste fait sens, Mimésis, 2015

08-03-2016 par ANGELINO Lucia

L. Angelino (dir.), Quand le geste fait sens, Mimésis, 2015. Préface de Renaud Barbaras Avec les textes de: Cécile Angelini, Lucia Angelino, Anne Boissière, Jean-Marc Chouvel, Barbara Formis, Laurent Perreau, Frédéric Pouillaude, Richard Shusterman, Jessica Wiskus.

L. Angelino (dir.), Quand le geste fait sens, Mimésis, 2015.
Préface de Renaud Barbaras
Avec les textes de: Cécile Angelini, Lucia Angelino, Anne Boissière, Jean-Marc Chouvel, Barbara Formis, Laurent Perreau, Frédéric Pouillaude, Richard Shusterman, Jessica Wiskus.

Lucia Angelino (dir.), Quand le geste fait sens. Mimésis, 2015.

Préface de Renaud Barbaras

Avec les textes de: Cécile Angelini, Lucia Angelino, Anne Boissière, Jean-Marc Chouvel, Barbara Formis, Laurent Perreau, Frédéric Pouillaude, Richard Shusterman, Jessica Wiskus.

 

Présentation

Ces dernières années, un vif débat s’est développé autour de la valeur esthétique du geste, envisagé dans son double aspect performatif (exécutif et poïétique) et communicatif. C’est dans ce contexte que s’inscrit ce livre, qui pose une question, à la fois simple et redoutable: par quoi un geste fait-il sens pour celui qui l’exécute (le performeur) comme pour celui qui l’interprète (le spectateur) ? L’intérêt des contributions rassemblées ici réside dans le fait qu’elles abordent directement cette question à partir d’une réflexion approfondie sur les arts performatifs, visuels, sonores et littéraires. L’interrogation se déploie à travers ces différents champs. Mais qu’il s’agisse de la danse, de la musique, de la peinture, de la philosophie ou de la littérature, c’est à chaque fois l’énigme « d’un sens qui affleure à même un mouvement ou d’un mouvement qui est signifiant par sa dynamique propre » qui est repensée et posée comme un nouveau défi.

Dans ses conclusions, le présent recueil conduit à formuler deux hypothèses, encore peu explorées jusqu’à présent.  Selon la première, la signifiance immanente au geste – par quoi il fait sens aussi bien pour celui qui l’exécute que pour celui qui le regarde –  s’ancre essentiellement dans le rythme, c’est-à-dire plus précisément dans la durée intérieure qu’il symbolise et qu’il nous transmet. Selon la deuxième hypothèse, cette signifiance immanente au geste permet de thématiser trois formes principales d’empathie : l’empathie aperceptive générale, pour les formes linéaires et les formes sonores ; l’empathie dite intersubjective, pour l’apparence sensible des êtres humains, et notamment pour leurs expressionsEnfin, l’empathie pour les œuvres d’art, qui à son tour inclut l’empathie esthétique et l’empathie pratico-éthique.

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