Exposition AMITIER du 14 octobre au 26 novembre 2017

23-10-2017 par lyriane

Exposition et performances sous le signe d’AMITIER – Richard Conte, Michel Gouery, Julie Brochen, Frédéric Mathevet, Anatoli Vlassov, Matthieu Hermann.

Être ami est plus qu’un nom, c’est un acte, une construction créatrice.

Vernissage le samedi 14 octobre à partir de 16 heures

  • Performance sonore de Frédéric Mathevet : Conduction study#2 (discrete relationships mix), pour Aubergine, céramique et électronique : http://www.institut-acte.cnrs.fr/arts-sonores/2017/10/12/amitier-conduction-study2-discrete-relationships-mix-pour-ceramiques-et-electronique/
  • Performance Rencontre phonésique entre deux amis artistes Anatoli Vlassov et Matthias Hermann
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Informations pratiques:

5 rue du Montcel – 95430 Auvers-sur-Oise
Du mardi au vendredi de 14h à 18h, le week-end de 10h à 18h
+33 (0)1 30 36 15 42

 

 

AMITIER est un ouvrage de Gilles A. Tiberghien philosophe à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne

Aussi ancien que soit le sentiment de l’amitié, celui-ci n’en demeure pas moins conceptuellement flou. Qu’entendons-nous par là ? Qui sont pour nous ceux que nous appelons des amis ? À partir de la description de ce que peut être l’amitié aujourd’hui – tout en prenant appui sur des exemples empruntés surtout à la littérature et au cinéma – ce livre cherche à en décrire l’expérience problématique. Pour les Grecs, la philia ne recouvrait pas la même chose que l’amitié pour nous et pourtant, à travers la lecture d’Aristote en particulier, elle est restée le modèle de ce que nous entendons par ce mot. Or nous n’avons pas de verbe qui soit à l’amitié ce qu’aimer est à l’amour de sorte que la spécificité de cette relation s’est progressivement perdue. Dans un monde qui ne la favorise en rien, l’amitié est à réinventer. Le verbe amitier dans son étrangeté même dit l’opération de mise à distance rendue ainsi nécessaire pour lui redonner un sens. Ce livre montre le décalage existant entre certaines valeurs cristallisées autour d’une idée que nous nous faisons de l’amitié et les pratiques dont nous nous réclamons au nom de l’amitié : il est construit comme une  » suite  » de courts textes qui se renvoient les uns les autres comme autant de facettes d’un même ensemble.