Martin Beauregard au Centre d’art actuel Bang

01-12-2016 par helenevirion

Martin Beauregard, « Dark Resonance », Centre Bang, Chicoutimi, Canada, du 1er décembre 2016 au 28 janvier 2017

 

 

Le centre Bang présente l’exposition DARK RESONANCE de Martin Beauregard. Y figurent des œuvres récentes de l’artiste sous le regard croisé de l’exploration sonore, de la création 3D et de l’installation. Le dispositif d’exposition convie le spectateur dans un monde étrange où se mélange jusqu’à se confondre l’un dans l’autre l’environnement physique et l’intériorité psychologique des protagonistes. L’oeuvre OPEN SOUND BODIES (2016) explore l’idée de correspondance des sens au travers de l’analogie sonore et musicale.  Des marques profondes laissées sur la surface d’objets en formes de guitares suggèrent le passage répétitif d’une gestuelle brutale qui vient creuser littéralement chaque instrument. Les traces rendent significative la présence-absence d’un mouvement, d’un bruissement, comme pour ouvrir des aires de passages entre le monde des morts et le monde des vivants. L’œuvre LE TOMBEAU (2016) renvoie à l’imaginaire du corps comme lieux de mémoire et de médiation. L’animation 3D montre des personnages reproduisant de manière mimétique, sans instrument,  les gestes de guitaristes. Corps-épitaphe, corps-rituel, corps-tombeau, ses avatars virtuels semblent capter des réverbérations d’outre-tombe, offrant un concert musical dense, onirique et asynchrone. D’une autre manière, l’œuvre DOG TO STORM (2016) multiplie les jeux de dédoublement et de discontinuité temporelle entre un chien policier shepherd allemand et un ciel orageux apocalyptique. L’oeuvre intègre la technique du morphing sonore qui transforme les aboiements du chien en bruits assourdissants d’orage et vice-versa pour forger un duel improbable. Doppelgänger en forme de paysage ou environnement anthropomorphique, de ce maillage visuel et sonore s’ouvre un point de vue paradoxal qui se joue de la dualité de l’être humain et de la frontière interne et externe des corps. L’animal est ici révélateur de sentiments troubles qui évoquent les profondeurs de la conscience humaine et les méandres d’un labyrinthe mental sans fin à la Borges.

 

http://www.centrebang.ca/martin-beauregard.html#anchor-dark-resonance

 

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